Ô toi, qui fus fondée
Strophe 1
Ô toi qui fus fondée
Sur l'immortalité,
Par Dieu même gardée,
Glorieuse cité,
Ma voix, mon cœur palpitent
D'espérance et d'effroi;
Heureux ceux qui t'habitent,
Demeure du grand Roi!
Strophe 2
Oui, quand je te contemple,
Ô céleste séjour,
Toi dont Christ est le temple,
Toi dont Christ est le jour,
L'espoir, l'espoir m'anime;
Déjà mes sens ravis
Goûtent la paix sublime
Au sein de tes parvis.
Strophe 3
Parfois aussi la crainte
Vient obscurcir ma foi.
N'es-tu pas, cité sainte,
Trop sainte, hélas, pour moi?
Alors, sous tes portiques,
Vibrant jusqu'à mon cœur,
J'entends de doux cantiques
Louer le Christ vainqueur!
Strophe 4
Séjour où Dieu m'invite,
Je ne sais pas encor'
Quelle splendeur s'abrite
Dans tes murailles d'or;
J'ignore, mais j'espère.
J'ignore, mais je sais
Que là-haut est mon Père,
Et pour moi, c'est assez!